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L'autocar change d'ère, le succès de la loi Macron

Ce mercredi 14 octobre 2015 n’était pas un jour anodin pour l’avenir de l’autocar français : la Fédération Nationale des Transports de Voyageurs (FNTV) a tenu son congrès annuel à la Maison de la Chimie à Paris. La libéralisation du marché de l’autocar en France étant un fait encore récent, de nombreuses personnalités du milieu du transport étaient présentes : le ministre de l’Economie Emmanuel Macron, le secrétaire d’Etat chargé des Transports, de la Mer et de la Pêche Alain Vidalies, les PDG des principales sociétés autocaristes, des personnalités politiques, ainsi que… Une délégation de votre comparateur de voyages en car busradar.fr ! Nous vous livrons nos impressions, ce qu’il en est du futur du marché de l’autocar en France et, en prime, nous vous présentons les principaux groupes autocaristes en lice pour la conquête du marché français.

 

L'autocar change d'ère

Cette 23ème édition du congrès de la FNTV n’avait rien d’habituel : pour la première fois, deux ministres comptaient parmi les participants. Le congrès a accueilli plus de 600 personnes, une première selon la FNTV. Emmanuel Macron prit la parole et livra un bilan de la fameuse loi Macron pour le secteur de l’autocar et réaffirma que « l’ouverture du marché crée aujourd’hui 20 emplois par jour ». Emmanuel Macron souhaite avant tout que la création d’emplois se fasse localement, que ce soit pour l’emploi directement lié aux bus ou pour l’emploi industriel indirectement créé par la libéralisation des autocars. En effet, des investisseurs étrangers ont répondu présents et sont prêts à ouvrir des filiales en France pour construire localement. Par là-même, Emmanuel Macron désigne sa loi comme un « choc de mobilité ». Le ministre a encore une fois appuyé sur l’aspect complémentaire des autocars et des trains : l’autocar n’est pas là pour supprimer le train, mais pour emmener les voyageurs là où le train n’existe pas, ou pour proposer des tranches de tarif non supportées par le réseau ferroviaire de la SNCF. Les trains et les autocars ne visent tout simplement pas les mêmes clients. Le ministre a aussi fait savoir que, avant la loi Macron, la France était le seul pays d’Europe où le bus était aussi peu développé alors que ce moyen de transport représente selon lui une « égalité des chances économiques ». Une bonne nouvelle pour les autocaristes tomba aussitôt sur le Twitter du ministre dans la matinée :

 

La limitation de 100 kilomètres entre deux arrêts lors d’un trajet en autocar n'appartiendrait donc bientôt plus qu'au passé. Le futur de l’autocar en France semble assuré, la place qu'il prend au sein de nos frontières est croissante et profite à toutes et à tous. C'est ce que le slogan de la conférence tend à annoncer : « l'autocar change d'ère » Cependant, de nombreuses questions restent à résoudre, et particulièrement celle des gares routières. En France, le paysage urbain n'a pas été pensé pour les gares routières, il est donc difficile - et pourtant urgent - de trouver des espaces suffisants à leurs installations. 

Quant aux opérateurs d’autocars en France, ils se comptent au nombre de cinq et étaient, pour la première fois dans l’histoire de l’autocar, réunis lors de ce congrès. Chacun a ses caractéristiques et s’est présenté lors de cet évènement. Figurent parmi eux : 

  • Transdev (à qui appartiennent les autocars Eurolines et Isilines) est une entreprise française multinationale qui a créé sa filière Isilines à l’occasion de la loi Macron.
  • Ouibus, est la marque des autocars de la SNCF, ils sont aussi de sérieux concurrents dans la compétition du marché de l’autocar.
  • FlixBus est le groupe qui détient 75% de part de marché en Allemagne. Il se définit néanmoins comme européen, et non comme allemand. Il tentera lui-aussi de dominer le marché en France.
  • Starshipper est une association de petites et moyennes entreprises, lesquelles sont des sociétés exclusivement françaises d’autocar, elle fait valoir son ancienneté dans le secteur et son caractère local.
  • Megabus est quant à lui un groupe anglais, opérateur d’autocars présent aux Etats-Unis, il intervient en France avec ses propres conducteurs et autocars mais tentera, dans le futur, de collaborer avec des sociétés autocaristes locales.

Ces cinq opérateurs de bus affichent un taux de satisfaction des clients de plus de 90%. A ce sujet, ils ont aussi redéfini le terme « low cost », chacun à leur manière. Flixbus ne se considère pas comme un opérateur d’autocar « low cost » par exemple, selon lui les prix proposés sont tout simplement des prix normaux. Chez Ouibus, le terme « low cost » prend une valeur noble car le service rendu est de haute qualité. Ce qu’ils pensent de nous, les comparateurs numériques ? Quatre d’entre eux considèrent les comparateurs de voyage en bus comme un soutien essentiel au développement de l’autocar. Ils souhaitent utiliser tous les canaux de communications possible, le « multicanal », dont les comparateurs de prix font partis, pour établir leur notoriété et étendre le marché de l’autocar ensemble. Megabus, quant à lui, considère les comparateurs comme plutôt accessoires et affirme ne pas avoir besoin de leur aide pour le moment.

La compétition pour la conquête du marché du car français sera donc rude et l’évolution que l’autocar français s’apprête à vivre s’annonce passionnante ! Bien entendu, nous vous tiendrons au courant des conséquences de la Loi Macron pour l'autocar via notre blog dédié à l'autocar pour être au courant des dernières nouveautés liées à l’évolution du marché de l’autocar et de la loi Macron !


L'autocar Busradar présent à la conférence du 14 octobre © busradar.fr

Créé le 16/10/2015
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